... Premier jour. Touristes dans le RER. Faciès anglosaxons. Lecture.

 Visite des grands et moins grands appartements. Stressant à l'idée de ne rien produire,  je presse le pas et bâcle les dépots du mobilier national avant de me diriger vers Trianon. En terrasse, aidé de macarons, je représente le chêne (un chêne ? ) de Marie Antoinette déraciné par la tempête. Il est monstrueux, on dirait une bête. Je suis content, moins du résultat : il est monstrueux.

 La nuit tombe. Le brouillard l'accompagnant, j' éprouve un plaisir sadique à me faire peur. Je m'installe sur le sol et exécute deux autres dessins... Pas de fantôme, pas même la sensation d'une présence, mais je ne m'attendais à rien finalement. Ce n'est pas faute de ne pas avoir joué le jeu pourtant... Méfiant, je me laisse aller au point de... Pas très courageux, j'appelle finalement Stéphane. Je suis perdu.

Une voiture s'arrête. "Je suis le serveur de chez Angélina, je vous ai vu dessiner". Je rentre, dans le véhicule mon carton à l' horizontale, les dessins mettant du temps à sécher (changer de marque ? Elles datent des années 1950...) Il me raccompagne au delà de la grille de Neptune.